En se penchant sur les villes d'Europe, d'Asie, d'Amérique latine et d'Amérique du Nord, l'IIED a ainsi pu montré que Sao Paulo émet 3 fois moins que la moyenne brésilienne, Barcelone la moitié de la moyenne espagnole, New York moins d'un tiers de la moyenne états-unienne. Ceci peut s'expliquer notamment par les réseaux de transport existant dans les villes, alors que les voitures sont indispensables dans les campagnes pour presque tous les déplacements. Et par le fait que les villes représentent depuis 2007 plus de 50 % de la population mondiale.

Pour autant, la croissance et le développement n'entraine pas un accroissement des émissions de CO2, comme le montre l'exemple de Tokyo, émettant bien moins que Pékin ou Shangaï (représentant deux fois plus d'émissions que la moyenne chinoise). Le vrai problème, ce ne sont pas les villes, dit Dofman, ce sont les habitudes de (sur)consommation de ses habitants.

Les villes représentent donc un enjeu primordial dans la lutte contre le réchauffement climatique. Des études similaires pourraient être menés sur les rejets de produits polluants ou la réduction des espaces naturels par bétonnage... Les taux de rejets et de bétonnage par habitant sont très probablement bien inférieurs à ceux des moyennes nationales. C'est pourquoi les villes doivent être intégrées dans les processus de négociations internationales sur le climat, et plus tard sur la biodiversité.